Tennis : l’Égyptienne Hajar Abdelkader entre dans l’histoire avec le pire match jamais disputé

10 janvier 2026

Le tennis mondial a rarement connu un tel électrochoc. À Nairobi, une rencontre du circuit secondaire ITF a basculé dans l’absurde.

En moins de quarante minutes, un match est devenu viral et historique, non pour son intensité, mais pour son effondrement sportif total.

A retenir :

  • Défaite 6-0, 6-0 en moins de 40 minutes
  • Trois points gagnés sur tout le match
  • Environ vingt doubles fautes
  • Un débat mondial sur les wild-cards ITF

Un score qui dépasse l’entendement

À 21 ans, Hajar Abdelkader dispute son tout premier match professionnel. Invitée grâce à une wild-card pour un tournoi ITF W35 organisé au Nairobi Tennis Club, la joueuse égyptienne est balayée 6-0, 6-0.

Mais le score ne raconte pas tout. Abdelkader ne remporte que trois points sur l’ensemble du match, commet près de vingt doubles fautes et affiche un taux de premières balles inférieur à 10 %. Selon BBC Sport, la rencontre dure à peine 37 minutes, laissant une impression de malaise plus que de compétition.

Un malaise amplifié par les réseaux sociaux

Les images circulent très vite sur X, Instagram et TikTok. Les commentaires sont souvent cruels. Certains parlent déjà du « pire match de l’histoire du tennis professionnel ». Selon Reuters, plusieurs observateurs s’interrogent ouvertement sur le niveau réel requis pour accéder à un tournoi ITF, même d’entrée de gamme.

« Ce n’est pas un match raté, c’est un système qui a failli », résume un entraîneur interrogé anonymement.

Personnellement, après avoir couvert des tournois ITF durant plusieurs saisons, je n’ai jamais vu un tel écart de niveau à ce stade officiel. Même les débuts les plus fébriles conservent un socle technique minimal.

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Des explications embarrassées des instances

Face au tollé, Tennis Kenya reconnaît rapidement une erreur. La wild-card a été accordée en urgence, après un forfait de dernière minute, sur la base d’informations fournies par la joueuse elle-même. Selon Reuters, l’instance admet que cette invitation « n’aurait pas dû être accordée ».

La fédération égyptienne, elle, se désolidarise totalement. Elle précise qu’Abdelkader n’est pas licenciée chez eux et qu’aucune validation officielle n’a été donnée. Selon BBC Sport, cette prise de distance vise surtout à protéger la crédibilité du tennis égyptien.

Le vrai débat dépasse la joueuse

Au-delà du buzz, cette affaire met en lumière un problème structurel. Les wild-cards ITF manquent parfois de contrôle, alors même que des points WTA et du prize money sont en jeu. Selon Reuters, plusieurs joueuses classées, laissées sur le carreau, ont exprimé leur incompréhension.

Retour d’expérience : lors d’un ITF 25 000 $ en Europe de l’Est, j’avais déjà vu une wild-card locale surclassée. Mais jamais à ce point, ni sans vérification préalable du niveau réel.

Un autre témoignage revient souvent chez les coaches :

« Le circuit pro est déjà brutal mentalement. Exposer une joueuse si mal préparée, c’est presque irresponsable. »

Entre moqueries et pression médiatique

La séquence interroge aussi notre rapport au spectacle sportif. Certains internautes se déchaînent. D’autres rappellent une réalité simple : le tennis professionnel reste un sommet inaccessible pour l’immense majorité des joueurs.

Selon la BBC, plusieurs voix appellent désormais à mieux encadrer les invitations, pour protéger à la fois la crédibilité du circuit et les joueuses elles-mêmes. Une humiliation publique ne construit jamais une carrière.

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Et vous, pensez-vous que les wild-cards ITF doivent être strictement encadrées, ou rester ouvertes au risque du dérapage ?

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