ATP : Andrea Gaudenzi reconduit à la tête du circuit masculin jusqu’en 2028

6 février 2026

Le circuit masculin de tennis a choisi la continuité. Andrea Gaudenzi a été réélu président de l’ATP pour un troisième mandat, qui s’étendra jusqu’en 2028.

Une décision stratégique, dans un contexte de transformation profonde du tennis professionnel et de tensions croissantes autour du calendrier, des revenus et de la gouvernance du sport.

A retenir :

  • Andrea Gaudenzi est reconduit à la présidence de l’ATP jusqu’en 2028
  • Les revenus des joueurs ont atteint un record historique en 2025
  • Le plan OneVision a profondément transformé l’économie du circuit
  • Une refonte du calendrier et des formats est prévue à l’horizon 2028
  • L’arrivée d’un Masters 1000 en Arabie saoudite cristallise les enjeux futurs

Une reconduction qui s’inscrit dans la stabilité du circuit ATP

Arrivé à la tête de l’ATP en 2020, Andrea Gaudenzi, 52 ans, a progressivement imposé sa marque. Selon selon Le Figaro, sa reconduction traduit la volonté des instances de préserver un cap déjà engagé, plutôt que d’ouvrir une nouvelle phase d’incertitude institutionnelle.

Ancien joueur professionnel, l’Italien a su s’appuyer sur sa connaissance du vestiaire pour mener des réformes parfois sensibles. L’ATP met en avant une croissance record des revenus redistribués aux joueurs, avec 269,6 millions de dollars versés en 2025, un niveau jamais atteint auparavant selon selon l’ATP Tour.

Des réformes structurelles déjà bien engagées

Le premier mandat de Gaudenzi a été marqué par le plan stratégique OneVision, pierre angulaire de sa politique. L’objectif était clair : renforcer l’attractivité du produit ATP tout en améliorant la rémunération et la sécurité financière des joueurs.

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Concrètement, plusieurs évolutions majeures ont été mises en œuvre :

  • Allongement de certains Masters 1000 à 12 jours, offrant plus de matchs et de visibilité
  • Hausse cumulée de plus de 100 millions de dollars des compensations annuelles
  • Extension de l’ATP Pension Plan, qui couvre désormais près de 300 joueurs

Selon selon l’ATP Tour, les contributions au fonds de pension ont atteint 26 millions de dollars en 2025, un signal fort dans un sport longtemps critiqué pour la précarité de ses joueurs hors top mondial.

« La stabilité financière est devenue un enjeu aussi important que la performance sportive », rappelle un dirigeant du circuit, cité dans plusieurs échanges internes.

Un calendrier ATP toujours plus sous tension

Si le bilan financier est salué, le nouveau mandat s’ouvre sur des débats plus sensibles. Le calendrier ATP est aujourd’hui jugé trop dense, notamment avec la multiplication des tournois ATP 250. Selon selon Ouest-France, Gaudenzi souhaite désormais recentrer la hiérarchie des compétitions.

L’enjeu est double : préserver la santé des joueurs tout en renforçant la valeur des événements majeurs. L’ATP envisage ainsi de donner davantage de poids aux Masters 1000, au détriment des tournois secondaires, parfois critiqués pour diluer l’intérêt sportif.

2028 en ligne de mire avec un Masters 1000 en Arabie saoudite

Le chantier le plus symbolique du prochain mandat reste l’examen en profondeur du “produit ATP” : classements, formats, rémunérations et organisation globale. Ces ajustements devraient entrer en application en 2028, année marquée par l’arrivée d’un dixième Masters 1000 en Arabie saoudite.

Un choix stratégique, mais aussi politique, qui soulève déjà des interrogations sur l’équilibre géographique du circuit et les valeurs portées par le tennis professionnel. Gaudenzi assume toutefois une ligne pragmatique, privilégiant la croissance économique et l’exposition mondiale du circuit.

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Et vous, cette stratégie de continuité est-elle la bonne pour l’avenir du tennis masculin ? Donnez votre avis en commentaire.

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