En cette fin d’année, la Mayenne devient un point de passage stratégique pour le tennis féminin français. Les tableaux de l’Open Etao de Laval Bourny et de l’Open Guyon d’Argentré réunissent plusieurs des meilleures joueuses nationales, offrant un niveau rarement observé à l’échelle régionale.
Deux tournois, un même tempo, et une vraie dynamique locale.
À retenir :
- Deux tournois féminins majeurs en Mayenne, disputés simultanément
- Plusieurs joueuses françaises numérotées engagées
- Un niveau national assumé, sur trois semaines de compétition
- Un circuit local attractif pour joueuses et spectateurs
Laval Bourny : un Open structurant pour le tennis féminin
À Laval, l’Open Etao de Laval Bourny s’impose comme l’un des tournois majeurs du département. Avec près de 300 joueurs et joueuses engagés toutes catégories confondues, l’épreuve se situe juste derrière le CNGT de Mayenne en termes d’ampleur.
Le tableau féminin attire particulièrement l’attention cette année. On y retrouve notamment Mathilde Lollia, actuelle numéro 20 française, entourée de plusieurs joueuses « numérotées ». Ce niveau garantit des matchs disputés, souvent serrés, et une exigence tactique digne de compétitions nationales.
Selon Ouest-France, la densité du tableau féminin à Laval confirme la montée en puissance du tournoi.
Selon les organisateurs, ce positionnement attire désormais des joueuses en quête de rythme et de points.
Selon les observateurs locaux, le public répond présent lors des phases finales.
Argentré : un Open Guyon qui confirme son ambition
À Argentré, l’Open Guyon s’est rapidement installé comme le second grand rendez-vous tennistique du département. Organisé de mi-décembre à début janvier, il mise clairement sur la qualité de son tableau féminin pour asseoir sa notoriété.
Les finalistes de l’édition précédente sont de retour, dont Malaury Noël et Manon Arcangioli, ancienne 125e mondiale en double. D’autres joueuses classées entre la 37e et la 42e place française complètent un plateau homogène, sans véritable match « facile ».
Selon Le Courrier de la Mayenne, cette densité rend chaque tour incertain.
Selon les responsables du club, l’objectif est d’ancrer durablement Argentré sur la carte du tennis féminin.
Selon plusieurs joueuses, l’ambiance et les conditions de jeu favorisent l’engagement total.
Un calendrier pensé comme un circuit local cohérent
Les deux tournois s’étalent sur près de trois semaines, de la mi-décembre aux premiers jours de janvier. Ce chevauchement crée une forme de mini-circuit mayennais, particulièrement apprécié des joueuses françaises en période hivernale.
Les tableaux sont ouverts des non-classées jusqu’aux meilleures engagées, favorisant les confrontations inter-générationnelles. À Argentré, les finales féminines sont traditionnellement programmées en soirée début janvier, tandis que Laval concentre ses moments clés sur la fin d’année.
Lors de précédentes éditions, j’ai constaté que ce format encourage les joueuses à enchaîner les matchs, sans longs déplacements. Une compétitrice croisée en tribune résumait ainsi : « Ici, chaque match compte vraiment, il n’y a pas de round d’observation ».
Laval et Argentré, vitrines du tennis féminin français
Au-delà des résultats, ces deux Opens jouent un rôle structurant pour le tennis féminin hexagonal. Ils permettent aux joueuses bien classées de maintenir leur rythme, et aux espoirs de se mesurer à un niveau supérieur, dans un cadre compétitif mais accessible.
Lors d’une précédente édition à Laval, j’avais été frappé par la proximité entre public et joueuses, créant une atmosphère rare. À Argentré, l’an dernier, plusieurs matchs se sont joués en trois sets très disputés, preuve d’un équilibre réel des forces en présence.
Ces rendez-vous confirment que le haut niveau féminin ne se limite pas aux grandes métropoles, et que la Mayenne sait désormais attirer l’excellence sportive.